2011-13

 
 




Et maintenant ?


La délicieuse incertitude du futur.

Voila maintenant une dizaine de jours que nous avons atterri au Portugal. Nous nous y sentons bien. L’architecture, le climat, le rythme de vie et la simplicité des habitants sont autant d’éléments qui ne donnent pas immédiatement envie de se précipiter hors du pays.


Et pourtant il faut bien, pour un peu, penser à l’avenir. L’horloge climatique tourne et si nous-mêmes avons le temps, les saisons ne nous attendront pas éternellement.


Deux alternatives s’offrent à nous: d’un coté, prolonger encore quelque temps le plaisir portugais et longer ses cotes en descendant vers le sud jusqu’en Algarve, à la réputation flatteuse; de l’autre, mettre dès maintenant le clignotant à gauche et rejoindre Porto Santo dans l’archipel de Madère.


Ici, il y a Lisbonne, cette vieille dame dont la beauté fanée est encore plus émouvante que celle du temps de sa splendeur et dont les fruits sont faits de petits pavés minutieusement assemblés et de mosaïques enchanteresses.


Là bas vers l’ouest, loin du vieux continent pour qui nous sommes plus des vacanciers que des voyageurs, il y a les iles, fantasme absolu du marin, bouées réconfortantes au milieu d’une mer presque sans limite.

A moins que Lisbonne ne sache jouer encore longtemps de son charme et nous retienne ici quelques temps encore. Nous n’aurons alors d’autre choix quand le moment sera venu de partir que celui de rejoindre Madère avant que ne s’installe le mauvais temps.


Il n’y a pas de mauvaises décisions. Juste des histoires différentes.


Et celle que je conterai sera la notre.